Contemporain

Long Way Down – Jason Reynolds

Titre : Long Way Down
Auteur : Jason Reynolds
Maison d’édition : Milan (Jeunesse)
Date de parution : 3 avril 2019
Genre : Contemporain, Young-Adult
Prix : 15.90€

J’ai lu ce livre de la même façon que je l’ai acheté : sur un coup de tête. Et j’ai mis vraiment longtemps à réussir à comprendre ce que j’en avais réellement pensé.
Mettre des mots sur ce que je ressentais a été très compliqué, simplement parce que je ressentais tout en même temps, et que j’étais incapable de savoir si j’avais aimé ou pas. Spoiler alert: J’ai beaucoup aimé, au final.

Résumé

SOIXANTE SECONDES.
SEPT ÉTAGES.
TROIS LOIS.
Quand quelqu’un est tué dans le quartier de Will, il faut respecter les trois Lois :
1) Ne pas pleurer.
2) Ne pas balancer.
3) Se venger.
Et Shawn, le frère de Will, vient d’être assassiné.

Extraits

« Ma mère ne cessait de répéter :
Je sais que tu es jeune,
qu’il faut que tu sortes,
mais souviens-toi, quand
tu marches dans la nuit,
fais en sorte que la nuit
ne te piétine pas. »

« Tu descends de quelqu’un
évite de te faire descendre par quelqu’un. »

« La tristesse a creusé ses traits comme l’hiver fend les lèvres qui s’efforcent de sourire. »

Mon avis

Après quelques jours de réflexion, j’ai compris que j’avais beaucoup aimé cette lecture. Ne me demandez pas pourquoi je n’étais ni sûre d’aimer, ni sûre d’être très déçue, je ne sais pas vraiment moi-même.
Malgré tout, mon avis restera assez bref.

Premièrement, je ne peux qu’applaudir l’écriture. Un style en vers, alternant la cruauté du désespoir et de la tristesse, avec quelques rares moments rempli de tendresse et d’amour.
J’accorde aussi un immense bravo au traducteur, qui a su trouver des mots justes et percutants sans jamais perdre du rythme original.
Le seul petit hic pour ma part, c’était parfois le langage, qui n’est pas un langage que j’apprécie lire ou entendre. Mais c’est vraiment le tout petit moins que j’ai pu trouver à ce roman.

Le contexte de la cité est toujours très intéressant pour moi. C’est un univers qui existe, qui est dur et qui détruit. Pourtant il m’est inconnu. Et si c’est un quotidien dont je ne veux pas et que je ne souhaite à personne, j’aime en découvrir un peu plus dessus.
L’intrigue principale se passe sur une durée de soixante secondes, en huit clos dans un ascenseur. Et ce laps de temps très court m’a fait ressentir une urgence continue très pressante, et très oppressante. C’est une histoire haletante.

Les personnages ici sont très… humains. De la haine, de la rage, de la tristesse, de la colère, de l’amour, du désespoir, de la culpabilité, de la nostalgie. Ils sont aussi forts que fragiles et c’est quelque chose que j’ai trouvé très beau à observer.

Et cette fin. Juste, cette fin. Elle est… fantastiquement ouverte.

Ma note

C’est, pour ma part, une très bonne lecture. Ce roman n’a pas été un coup de coeur, et ne l’a même pas frôlé. Mais il m’a marquée, à sa manière. C’est un récit difficile à lire, difficile à encaisser, surtout quand c’est un sujet qu’on connait. Avec cette plume crue et honnête, ce livre est un petit OVNI dans le Young-Adult, mais il mérite d’être lu.
Note : ★★★★☆ (15/20)

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