Contemporain

Celles qui restent – Samuelle Barbier

Titre : Celles qui restent
Auteur : Samuelle Barbier
Maison D’édition : Hugo &Cie
Date de parution : 03 septembre 2020
Genre : Contemporain
Prix : 16.95€

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne sais absolument plus où j’ai entendu parler de ce livre. Ce que je sais par contre, c’est que j’y ai pensé pendant des semaines, signe (non impulsif, oui, ça m’arrive même à moi) qu’il fallait que je me le procure.
Et si mes attentes étaient placées très hautes, Samuelle Barbier y a répondu avec brio.

Résumé

Celles qui restent est une histoire de sœurs. De femmes. De liens si puissants que les rompre bouleverse tout.
Clara est l’aînée, la sage, l’exemple à suivre. Celle qui fait tout comme il se doit, quitte à grincer des dents en se forçant à sourire.
Constance est la cadette. Si discrète, qu’on en oublie qu’elle existe… jusqu’à ce qu’elle décide de cesser d’exister en se jetant du haut d’un pont.
Lucy est la benjamine. Celle qui rit trop fort, parle trop fort, vit trop fort. Parce qu’elle a peur qu’on l’oublie.
Mais il y a aussi Marielle, qui elle, n’a ni sœur, ni frère, ni enfant, tout juste un vieux chien obèse. Celle qui a consacré sa vie aux autres pensait arriver au bout de son chemin dans l’indifférence, jusqu’à ce qu’un ange vêtu d’un manteau rouge se jette d’un pont, juste devant elle, et remette tout en question.

Extraits

« On essaie de protéger ce qui reste. Ceux qui restent. »

« Je ne comprends pas comment je peux souffrir autant et ne pas mourir instantanément. »

« On ne refait pas le passé, Clara. On construit le futur, c’est déjà suffisamment galère. »

Mon avis

Je ne peux qu’apprécier le fait que ce roman soit signé d’une plume si poétique, si juste, si belle, si humaine. Ce qui fait pour moi la beauté intense de ce livre, c’est sa plume, et ses personnages.

Ici, nous allons suivre principalement les sœurs de Constance, Clara et Lucy.
Clara, cette grande sœur un peu trop sage, qui prend un peu trop sur elle.
Et Lucy, cette petite sœur un peu trop insouciante, qui compte certainement un peu trop sur les autres.
Et n’oublions pas Marielle, qui assiste au suicide de Constance, et qui décide de changer radicalement certaines choses dans sa vie. Parce qu’on pense toujours avoir le temps, et que cet évènement lui a fait prendre conscience que ce n’est pas toujours le cas.

Clara et Lucy sont des personnages que j’ai trouvé particulièrement attachants. Elles sont douces, sensibles, humaines. Elles sont dans l’incompréhension du suicide de leur sœur, dans le questionnement, dans la souffrance. Nous les voyons, petit à petit, traverser chaque étape du deuil. Et c’était à la fois douloureux et magnifique de les regarder souffrir à ce point pour finir, enfin, par avancer.

Ce roman plus que poétique aborde donc avec beaucoup de délicatesse le long chemin de deuil, unique à chacun, que doivent parcourir « ceux qui restent ». Il aborde le suicide sans aucune critique ni aucune moralisation. Il nous parle d’amour, de tendresse, de douleur, d’acceptation.
C’est un roman intense, sublime, poignant, émouvant, emprunt d’amour et de douceur.

J’avoue avoir du mal à mettre plus de mots sur ce que j’ai pu ressentir pendant cette lecture. Simplement parce que j’ai été chamboulée et bouleversée du début à la fin. J’ai ressenti tellement de choses dans ces quelques pages. Tellement d’amour, de compassion, de tendresse, de tristesse, de colère et de détresse. Et je trouve fascinant de voir à quel point l’autrice a su me toucher avec un roman qui est finalement plutôt court (220 pages).

Ma note

Je ressors de cette lecture changée. Chamboulée. Les personnages, leurs histoires, leurs rencontres, leurs choix, leurs forces et leurs faiblesses, tout ça m’a intensément touchée. C’est donc un énorme coup de cœur pour ma part. Je ne peux que le recommander à tout le monde tant il est beau et émouvant (même à ceux qui ont la larme facile, mais munissez-vous de mouchoirs quand même) !
Note : ♥♥♥♥♥ (19/20)

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